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ARMAGNAC |
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L'Armagnac est la plus ancienne
eau-de-vie de vin produite dans le Sud Ouest de la France, au cœur de la
Gascogne. On a pu retrouver des traces irréfutables de sa production et de
sa consommation dès le XIVème siècle. |
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Elle est obtenue par la
distillation
de vin blanc dans un
alambic armagnacais
et mise en
vieillissement
de longues années en fûts de chêne avant d'être commercialisée. |
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Elle est proposée en
assemblages,
ou spécificité armagnacaise, en
millésimes. |
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Les
terroirs
de l'Armagnac ainsi que sa méthode d'élaboration répondent à des règles
définies par l'Appellation d'Origine Contrôlée obtenue par cette eau-de-vie
dès 1936. |
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Avant tout, l'Armagnac est un
produit artisanal, élaboré en petite quantité par des vignerons et des
maisons de négoces porteurs d'un savoir-faire ancien. La diversité des
terroirs, des cépages, donnent à cette eau-de-vie une personnalité riche,
diversifiée, proche de la nature et des hommes qui la font. |
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LE VIGNOBLE |
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En Armagnac, le terroir se
décline au pluriel. Le Bas-Armagnac à l'ouest, constitué de sols
sablo-limoneux où sont produites des eaux-de-vie légères, fruitées et
délicates, l'Armagnac-Ténarèze au centre, et ses sols argilo-calcaires
produisant des Amagnacs plus vifs et corsés, et le Haut-Armagnac à l'est,
constituent ensemble un vignoble à la forme d'une feuille de vigne qui
représente 15000 hectares de vignes plantées sur une partie des trois
départements : le Gers, les Landes et le Lot-et-Garonne. |
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Le climat y est tempéré et doux
. L'influence océanique, humide, atténuée par la forêt des Landes, est
surtout sensible dans l'ouest de l'Appellation. A l'est, c'est le climat
méditerranéen qui s'exprime avec le vent d'autan. |
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LES CÉPAGES |
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L'Ugni-blanc
est le cépage de distillation par excellence. Il donne des vins acides, peu
alcoolisés, qui après distillation produisent des eaux-de-vie fines et de
qualité. Ce cépage s'adapte aussi bien au Bas-Armagnac qu'à
l'Armagnac-Ténarèze. |
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La Folle
Blanche est le plus connu. C'est le cépage historique de l'Armagnac qui
dominait le vignoble avant la destruction de celui-ci par le phylloxéra en
1878, on l'appelait alors le " piquepoult ". Aujourd'hui, sur porte-greffe
sa culture est plus difficile aussi est-il peu représenté. La Folle Blanche
produit des eaux-de-vie fines, souvent florales et d'une grande élégance qui
sont particulièrement valorisées en Blanche ou dans les Armagnac jeunes. |
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Le
Colombard est aujourd'hui très utilisé et valorisé dans la vinification
des Vins de Pays des Côtes de Gascogne. Sa distillation est donc
confidentielle ; ses arômes fruités et épicés sont appréciés en assemblages.
La Clairette de Gascogne, le Jurançon blanc, le Plant de graisse, le Meslier
Saint François ou le Mauzac blanc et rosé sont tous des cépages anciens qui
ne sont représentés aujourd'hui que par quelques hectares de vigne. |
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Le Baco 22
A est une originalité dans le paysage viticole français. C'est un
hybride, fils de la Folle Blanche et du Noah inventé par un instituteur
landais, Monsieur Baco à la suite du phylloxéra. Il s'est particulièrement
adapté aux sables du Bas-Armagnac où il donne aux eaux-de-vie de la rondeur,
de la suavité et des arômes de fruits mûrs, particulièrement après un long
vieillissement. |
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LA DISTILLATION |
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Les raisins récoltés au mois
d'octobre sont pressés, et le jus mis en fermentation de manière tout à fait
naturelle, sans produit œnologique. Le vin est généralement acide et peu
alcoolisé ; il a ainsi une bonne capacité à conserver toute sa fraîcheur et
ses arômes jusqu'à la distillation. |
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La distillation se pratique
pendant l'hiver, au plus tard le 31 mars de l'année qui suit la récolte ;
depuis 3 ans cette date est avancée par un décret annuel (au 15 février pour
la distillation 2000/2001). |
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Le vin est souvent distillé à la
propriété, parfois avec l'aide d'un distillateur ambulant (ou " bouilleur
ambulant ") qui va ainsi de chai en chai distiller le vin des vignerons. Il
est également produit dans des ateliers de distillation : bouilleurs de
profession ou caves coopératives. |
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L'essentiel de l'Armagnac
(environ 95%) est obtenu avec un alambic très spécifique à cette eau-de-vie
:
l'alambic continu armagnacais.
Il s'agit d'un appareil en cuivre pur, qui a été consacré par un brevet
déposé en 1818 et adapté, modifié, amélioré par les distillateurs de la
région. Il participe véritablement à la personnalité de l'Armagnac. |
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L'alambic double-chauffe est
également utilisé par quelques Maisons d'Armagnac qui y restent très
attachées |
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LES ÉTIQUETTES |
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Pour comprendre les mentions des
étiquettes qui ornent les bouteilles, il est nécessaire de connaître les
diverses dénominations commerciales qui sont attribuées aux Armagnacs en
fonction de leur durée de vieillissement sous bois |
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- Les mentions d'âge |
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Ces mentions,
hors millésimes se réfèrent toujours à l'âge de la plus jeune des eau-de-vie
entrant dans l'assemblage. |
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Ainsi, le
"Hors d'Age" est un mariage d'eaux-de-vie dont la plus jeune a vieilli sous
bois pendant plus de dix ans. |
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Les Armagnacs
se présentent également sous la forme de mentions d'âge : 15 ans, 20 ans, 30
ans, etc... |
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- Les dénominations
commerciales |
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On trouve
aussi sur le marché de jeunes Armagnacs comme le Trois Etoiles (plus de 2
ans), le V.S.O.P. (plus de 5 ans) et le X.O. (plus de 6 ans). |
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- Les millésimes |
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Enfin, le
Millésime (10 ans minimum), spécificité armagnacaise, correspond
exclusivement à l'année de récolte mentionnée sur l'étiquette (1934, 1965,
1976,...). |
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Afin de clarifier l'offre
commerciale, de rendre plus lisibles et compréhensibles les dénominations
présentes sur les étiquettes, les professionnels ont décidé d'évoluer
progressivement vers une segmentation en 2 catégories : l'ARMAGNAC pour les
assemblages de moins de 5 ans et le VIEIL ARMAGNAC au delà. |
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LA DEGUSTATION |
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Prenez un verre galbé, très
chaleureux lorsque l'on passe de longues minutes à déguster, le verre au
creux de la main ; ou un verre tulipe qui concentre les arômes et permet de
faire une dégustation plus rapide et plus précise. Versez 2 à 3 cl
d'Armagnac, cela suffit, puis faites tourner l'Armagnac dans le verre pour
mouiller les parois. |
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L'Armagnac se déguste d'abord du
regard. L'eau-de-vie est brillante, sa couleur est dorée, ambrée ou acajou,
c'est la progression logique du vieillissement. |
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C'est le nez qui aiguise la
curiosité. Avant de le prendre en bouche, sentez l'Armagnac doucement, le
nez hors du verre et sans agiter pour que sa puissance aromatique ne vous
surprenne pas. La première impression est vigoureuse, c'est le " montant " ;
il ne faut pas s'arrêter là, l'essentiel de l'Armagnac est ailleurs,
quelques secondes après . Les arômes s'expriment alors dans différentes
familles aromatiques selon l'âge et la qualité des Armagnac : |
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- les arômes fruités : on trouvera des nuances de coing, raisin,
prune, puis avec l'âge, pruneau, orange ou abricot confit. |
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- les
arômes floraux : fleur de vigne, miel ou tilleul. |
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- les arômes boisés : vanillé, épicé, grillé. |
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- le rancio : c'est une marque de maturité de
l'Armagnac , il révèle plus particulièrement des arômes de fruits secs :
noix et noisette. |
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La complexité aromatique
associant plusieurs types d'arômes est à elle seule un gage de qualité de
l'Armagnac. |
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En bouche , puissance et
onctuosité s'affrontent. Prenez une petite gorgée, et soyez attentifs à la
succession des perceptions en bouche . L'attaque est très souple,
l'évolution est chaleureuse, puis l'Armagnac prend toute sa place, on parle
de volume, onctuosité, gras , autant de termes qui décrivent la structure de
l'eau-de-vie. La richesse aromatique vient enrober la sensation de
puissance. On retrouve ici la même variété aromatique qu'au nez avec une
prédominance des perceptions boisées et rancio. |
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Lorsque le verre est vide, ne
l'abandonnez pas, chauffez-le entre vos mains et sentez : c'est le " fond de
verre " ; pruneau, épicé, rancio ou boisé, la quintessence de l'Armagnac se
trouve là. |
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